Phoenix canariensis     -     FEE-nix    ka-nar'-ee-EN-sis

(Dattier des canaries)   

        Le Phoenix canariensis, le roi des Palmiers (après le Jubaea chilensis, eh!! avis perso...), celui qui est devenu l'emblème de toute la Côte d'Azur, ou bien est-ce la Côte d'Azur qui est devenue ce qu'elle est grâce au Phoenix canariensis ... bref, il est celui par qui, bien souvent, la passion des Palmiers commence.

        C'est un grand Palmier au stipe solitaire pouvant atteindre 20m de haut, assez épais et portant très nettement les cicatrices de la base des pétioles.    Ses feuilles pennées sont longues, 3 à 4 m, nombreuses, 200 environ, ce qui confère à ce Palmier une couronne d'environ 5m d'envergure, particularité à ne pas omettre lors de sa plantation.    Les folioles, d'un beau vert profond, sont indupliquées.    ATTENTION !! A la base du pétiole, elles se transforment en longues et dangereuses épines acérées.    Le Phoenix canariensis est dioïque, ce qui veut dire qu'il y a des pieds mâles et des pieds femelles.    La germination des graines n'est pas très difficile a obtenir, elle prend environ 4 semaines en substrat chauffé.    Les premières feuilles divisées apparaissent au bout de 2 années approximativement.

         Culture     D'une culture facile, il faut, pour avoir un beau Phoenix canariensis, un sol bien drainé, un emplacement spacieux, chaud, ensoleillé, un arrosage copieux en période végétative et, surtout et hélas, des Hivers courts, doux et idéalement non gélifs.

    Après la plantation et passé la période d'acclimatation, le Phoenix canariensis trouve seul en terre ce dont il a besoin, donc l'engraissage est optionnel à mon avis et sa résistance au froid, une fois bien installé et lorsque le Palmier aura acquit une bonne taille, avoisine les -8°.    Les palmes subissent les premiers dégâts vers -7° -8° (encore moins plus le Palmier est jeune et non acclimaté).    A ce stade, les folioles sont roussies, plus ou moins suivant la durée du froid.

    Passé -8° à -9°, ou si le froid se prolonge, la défoliation peut être totale accompagnée de la perte possible de la lance, si la couronne est peu fournie, surtout dans les régions où l'air est légèrement humide et si le Palmier a affaire avec les premiers rayons solaire du petit matin alors que ses palmes sont recouvertes de givre.    A ce stade, déjà bien peu de jeunes Phoenix canariensis survivront.

    Si la couronne est dense, les dégâts sont moins prononcés, localisés aux feuilles plus anciennes de la périphérie, celles du centre se trouvant mieux protégées.    Pour autant, la perte de la lance n'est pas à écarter.

    Les premières années de culture, l'hivernage en pot convient en local frais, dans un garage pourvu d'un éclairage d'appoint par exemple, sinon, dans le logement à température ambiante, l'emplacement devant être lumineux.

 

Photo    Phoenix canariensis

 St Paul de Vence

 

 

         Attention     Proposé en masse à un prix très abordable dans toutes les jardineries de France dès le retour du Printemps, le Phoenix canariensis peut s'avérer être un Palmier fort décevant.    En premier lieu, parce qu'il n'est acclimatable que dans les zones privilégiées du territoire, ce qui veut dire le long du littoral, et encore, là où l'Hiver n'est pas trop long ni trop froid.    Ensuite, dans ce mode de commercialisation en masse, le Phoenix canariensis est généralement importé d'Espagne ou d'Italie, où il est cultivé et forcé en serre.

    Or, si l'on n'y prend pas garde, cette culture forcée en serre provoque souvent le dépérissement de la plante dans les mois qui suivent son retrait de la serre.    Je tente une explication du phénomène à l'adresse suivante : http://palmiers.bretagne.free.fr/Soigner_fichiers/SoinsAchat.htm#Apres%20achat.

    Mais de toute façon, ce beau palmier n'est absolument pas résistant au froid humide ni au grand froid long.    Ce qui fait qu'une protection simple type palmes relevées et voile d'hivernage reste insuffisante si l'on vit dans une région continentale et froide à Hivers longs.    L'achat de ce palmier doit donc être un achat mûrement réfléchi.

 

 

   

Le Phoenix canariensis est originaire des Îles Canaries, au nord-ouest du Sahara, mais à son nom, on s'en doutait un peu.

   

 

 

Mars 2012, j'ai senti que plusieurs des restes des anciens pétioles bougeaient sérieusement.    Il ne m'a suffit que de légèrement tirer dessus pour qu'ils tombent..., ça y est, il commence à monter son stipe...

 

 

 

 

Mars 2012. Après 8 ans de pleine terre, il résiste bien mieux aux Hivers Breton maintenant. Il est plus beau année après année, et on sent la puissance qui commence à gagner sa base.

Ici en 2006.

 

 

 

 

 Ici quelques mois plus tard, en oct. 04. On voit bien qu'il a immédiatement apprécié la pleine terre et mes soins.

Mon Phoenix canariensis, au printemps 2004, mais acheté le 09 mai 2003. Je me suis bien gardé de le planter tout de suite. Je l'ai gardé dans son pot un an, le temps qu'il se remette du stress de la transition magasin/ma maison, simplement en ajoutant au fond du pot 5cm de terreau neuf.

 

 

 

Détail du stipe.

Une belle infrutescence.

 

 

Les jardiniers de la Ville de Dinard, occupés à la protection des Phoenix canariensis de la promenade du Clair de Lune.    Un travail fastidieux à bien prendre en compte avant d'accueillir un Phoenix canariensis dans son jardin ailleurs que là où cela est possible.

 

 

 

         A SAVOIR     Il est dit que certains rares sujets de la Côte d'Azur ont même résistés à des pointes de -17°, avec défoliation totale toutefois, mais il s'agit là bas d'un froid sec et très bref, de plus, je ne sais si cette température a été relevée à l'emplacement précis des plantes ou à quelque endroit moins protégé.    Il est à noter qu'une variété de Phoenix canariensis donnant des fruits rouge (voir photo ci-dessous) serait pourvue d'une rusticité supérieure.    Peut-être s'agit-il de ceux qui ont résistés à -17°, et pour en avoir le coeur net, j'ai ramené, l'été 2004, quelques graines de ce genre de Phoenix, qui m'ont données trois plantules à ce jour.    L'acclimatation est possible jusqu'en zone 9, elle devient risquée voire irréaliste sur le long terme en zone 8, sauf pour les municipalités qui ont les moyens financiers et surtout matériels pour protéger des Palmiers dont le stipe atteint plusieurs mètres, mais là, on ne parle plus d'acclimatation.

 

 

 

 

 

 

                           

 

Phoenix canariensis 'porphyrocarpa'     -     FEE-nix    ka-nar'-ee-EN-sis

(Phoenix à fruits rouges)   

       

    La particularité de ce Phoenix canariensis serait de bénéficier d'une rusticité supérieure au Phoenix canariensis commun, de l'ordre de 1° à 2°.    Je dis bien serait, car à ma connaissance, ce rapport 'résistance au froid / couleur des fruits' n'a pas été démontré à ce jour et reste encore un sujet de débat entre différents palmiéristes féru de botanique.    Ce Phoenix canariensis porte aussi le nom de Phoenix canariensis var. porphyrocarpa ou simplement Phoenix porphyrocarpa.

    Tout au plus, il est avancé que ce Phoenix canariensis serait le résultat de l'hybridation du Phoenix canariensis commun et du Phoenix sylvestris, le dattier Indien.    Toutefois, si cette particularité devait s'avérer exacte, voila qui serait fort alléchant pour ceux d'entre nous qui habitent la moitié Nord de la France.    Si l'on peut se procurer facilement graines ou plantules par le biais de pépiniéristes spécialisés (Palmaris entre autre...), je n'ai jamais vu, dans ma région Rennaise, ce Palmier proposé à la vente avec cette particularité.    Ce qui est bien dommage.    Je me suis donc procuré une plantule achetée chez Palmaris, plus quelques graines ramassées en 2004 sur un Phoenix à Ste Maxime dans le Var.

     Culture     Idem au Phoenix type.    Pour l'instant, la culture de cette variété ne pose aucun problème, les feuilles séminales commencent à devenir caractéristiques vers l'âge de 2 ans.

Graines de Phoenix porphyrocarpa

 

   

   

Semis:    oct. 2003    -    Cliché:      Juillet 2004

Le voici, aujourd'hui, en 2006.