Jubaea chilensis     -     joo-BEE-a    chi-LEN-sis

(cocotier du Chili)

        Le Jubaea chilensis est un magnifique Palmiers, celui que je préfère, de part la majesté qui s'en dégage.    Les feuilles sont pennées, d'un beau gris vert.    Son stipe (le tronc), massif, gris, lisse et presque doux sous la main, porte les empreintes de la base des pétioles (la tige des feuilles), et peut atteindre 5m de circonférence, ce qui fait de lui le recordman en la matière.    Il peut s'élever à 30m de hauteur dans son habitat naturel.    Il restera plus modeste chez nous, 10 à 12m, et poussera lentement, très lentement.    Ce Palmier nécessite un terrain très bien drainé, car il ne faut pas que ses racines baignent dans l'eau.    Offrez lui un emplacement ensoleillé et chaud.    Ainsi, sa rusticité atteindra -12° à -15° à l'âge adulte.

        Culture    A l'âge juvénile, ce palmier peut souffrir d'une maladie mortelle encore mal connue.    Pour s'en prémunir, il faut bien dégager le collet de la plantule (la base du stipe).    Il est préférable d'apercevoir, sur un ou deux millimètres, le départ des racines, et d'éviter de projeter de l'eau sur la plante à l'arrosage.    Pour plus d'information sur ce sujet, consultez le site de feu notre ami J.P. Pinguet qui avait commencé une étude à ce propos.    (voir l'adresse dans "Mes Liens Préférés")

        En 2006, j'ai trouvé chez une grande enseigne de jardinerie, de jeunes Jubaea âgés d'environ 5 ou 6 ans pour une somme assez modique, témoignage de l'engouement grandissant du public pour la cause des Palmiers.

        Ce Palmier nécessite un sol bien drainé, un emplacement ensoleillé, et des Étés longs et chauds pour bien se développer.    Les Hivers pourront être frais.    Ainsi, le Jubaea chilensis supporte des pics de gels hivernaux de -12° à l'âge adulte.

        Bien que supportant la sécheresse, il profite mieux, comme la plupart des Palmiers, avec un arrosage abondant l'Été, et un engraissage facultatif au Printemps.    Il pousse, hélas, très lentement.

        En région tempérée pluvieuse, il est indispensable de protéger les jeunes plants de l'excès d'humidité.    Également, on prendra soin plus que jamais au drainage du sol.    Avec l'âge et l'apparition du stipe (prévoir 30 ans de culture...), la résistance à l'humidité hivernale s'améliore, mais la croissance, déjà lente, sera d'autant ralentie que l'Été sera court et sans réelle chaleur.

        On peut donc tenter l'acclimatation d'un Jubaea chilensis dans certaines régions du Nord de la France.    Il existe d'ailleurs de très beaux sujets centenaires en Bretagne, notamment deux à Lorient.

        Début 2013, alors que je révise ces lignes, j'ai remplacé en 2010 mon premier Jubaea chilensis par un tout jeune plant.    Sa résistance au froid est déjà impressionnante car je ne lui apporte aucune source de chaleur l'Hiver.    Il est protégé par un seau en bois sans fond, surmonté d'une cloche en plastique pour le protéger de la pluie.

Photo    Jubaea chilensis Ste Maxime - Var

 

Le Jubaea chilensis est originaire du Chili, le genre Jubaea n'est  représenté que par cette seule espèce  >

A droite, mon Jubaea chilensis, en mars 2012.    Il sort tout juste de l'Hiver, sans le moindre problème.    Il n'a pris que 5mm de circonférence depuis sa plantation en un peu plus d'un an.

 

 

 

 

A gauche, mon Jubaea chilensis, en juillet 2010, alors qu'il vient de prendre la place de son "ex-grand frère".

Ci-contre, mon premier Jubaea chilensis, en avril 2009.    Cet hiver 08/09, il a subit deux nuits ou la température est descendue sous la barre des -10°.    Sans aucune protection d'aucune sorte, il n'a pas du tout souffert.    Les signes du retour de la croissance sont apparu fin mars 09.    Il va sur ses 17 ans.

 

Nota: Mon premier Jubaea chilensis est mort lors de l'Hiver 2009/10, pourtant moins froid que l'Hiver 2008/09, mais plus humide.

 

La plantule, en photo ci-dessous dans son pot bouteille, a depuis pris sa place.

 

 

<  Des noix de Jubaea chilensis, la réduction quasi parfaite des noix du Coco nucifera

 

Un jeune Jubaea âgé de 8 mois, photo prise en février 2004

 

    Mon premier Jubaea chilensis, âgé de 12 ans sur cette photo qui date de la fin de l'Été 2004

Détail du stipe façon "peau d'éléphant" du Jubaea

    La Capitana, le plus vieux Jubaea chilensis du monde.    Du haut de ses palmes, 16 siècles nous contemplent

Photo  collectorseeds.com

2 Jubaea chilensis, visibles à Lorient, en Bretagne, on en trouve aussi à Morlaix, également en Normandie, grâce à sa très bonne rusticité

Photos  Régis Reveillard

En voici deux autres, visibles au jardin de l'hôtel de ville de Le Pradet, parc Cravero dans le 83