Butia eriospatha     -     boo-TEE-a    er'-ee-o-SPAITH-a

 

        Sous bien des aspects, le Butia eriospatha est un Palmier assez proche du Butia capitata, toutefois, ses feuilles pennées sont plus longues et arquées.    Son envergure est donc supérieure à celle du Butia capitata.

        La différence la plus notable se situe au moment de la floraison, la spathe émise est recouverte d'une sorte de duvet laineux de couleur rouge pourpre.     L'intérêt du Butia eriospatha, par rapport au Butia capitata, relève donc plus de la collection.    J'ai acheté ce Butia eriospatha en 2007, chez Violette Décugis, pépiniériste à Hyères les Palmiers.

 

         Culture     Côté culture, ce Butia eriospatha ne pose pas de problème particulier.    Comme toujours, il faut soigner le drainage du trou de plantation et préférer un emplacement dégagé et ensoleillé.

        Il a été planté en 2007.    Pour son 1er Hiver, je ne l'ai protégé que d'une housse.    Il a perdu sa lance suite à 4 pointes de froid.    Une première en Nov. 07 à -6.5°, puis une deuxième en Déc. 07 à -8.3°, une troisième en Janv. 08 à -7.3° et enfin une quatrième en Fév. 08 à -5.3°.    Je lui ai ajouté un cordon chauffant pour l'Hiver 08/09.    Grand bien m'en a pris, il a dû affronter 2 pointes de froid, une première très forte en Janv. 09, qui dura une semaine dont 5 jours entre -9° à -10°.    La deuxième en Fév. 09, plus conforme à nos Hivers, avec -8.1°.    Il en est sortit déplumé (cf. photo ci-dessous), mais la lance a tenu bon et le coeur n'a pas souffert.    Depuis l'hiver 2009, il n'a plus perdu une palme à cause du froid.    Je maintien cette protection constituée d'un cordon chauffant et d'une housse, d'ici qu'il atteigne une taille adulte.

        Sa rusticité au froid est donnée pour environ -12° voire un peu plus.    Cependant, je pense qu'il faut absolument protéger son coeur des pluies hivernales, en relevant et en liant ses palmes ensembles, afin de lui épargner d'être confronté au froid humide.

 

        Finalement, le climat Breton a eu raison de mon Butia eriospatha.    Une vague de froid a subitement touché ma région fin décembre 2016 et en janvier 2017, avec des pointes nocturnes dépassant les -8° alors que je n'avais pas eu le temps de protéger mes Palmiers fragiles.

 

        Cependant, j'ai décidé de poursuivre l'expérience car je crois en la rusticité de ce beau Palmier.

 

        J'ai passé commande d'un autre Butia eriospatha.    Cette fois, je l'ai acheté chez "A l'Ombre des Figuiers", à côté de Quimper.    Je fais le pari que ces Palmiers cultivés dès leur plus jeune âge en Bretagne sont mieux armés face à la météo Bretonne que ne peuvent l'être des Palmiers de même variété mais cultivés sur la Cote d'Azur.

 

        Reçu le 01 septembre 2017, planté dès le lendemain, il a semble-t-il (je touche du bois) bien passé l'hiver 2017/18.    A l'heure où j'écris ces lignes (20 avr. 18), il ne porte aucune trace du moindre dégât, mais restons prudent.

 

Photo    Palms

 

    Le Butia eriospatha est originaire du Sud Est du Brésil, débordant plus au Sud sur l'Uruguay, et vers l'Ouest le Paraguay et l'Argentine

 

 

Septembre 2017 (nouveau sujet)

Juin 2019, croissance oblige, je dois commencer à prendre un peu de recul pour cadrer mon cliché.    A noter que je n'ai absolument pas protégé mon Butia cet hiver 2018/19, et qu'il n'a subit aucun dégât (maxi relevé -5,1°).

 

 

 

 

Mars 2012 Oct. 2010

 

 

Avril 2009, il a encore bien pâtis de l'Hiver 08/09, mais la lance est saine

Mon Butia eriospatha fin Août 07, il a environ 8/9 ans sur cette photo et vient d'être installé en terre.

    Autre espèce, un superbe Butia yatay, devant l'ancien Grand Hôtel, avenue des Îles d'Or, à Hyères les Palmiers